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Salon du Livre Africain de Paris 2026 : récit d’une première dédicace

Retour sur ma première participation au Salon du Livre Africain de Paris 2026 en tant qu’auteur indépendant : entre appréhension, rencontres avec les lecteurs et transmission de la culturelle ludique ouest-africaine.

Guy Fabrice Ekissi
09 mai 2026
4 min de lecture
Salon du Livre Africain de Paris 2026 : récit d’une première dédicace

Le 15 juillet 2025, je publiais mon livre sur les jeux traditionnels ouest-africains. Après des années de travail, voir enfin ce projet devenir réalité provoquait en moi deux sentiments opposés : une immense excitation, mais aussi une certaine appréhension.

Comment mon livre serait-il accueilli ? Trouverait-il ses lecteurs ? Ces interrogations étaient d’autant plus présentes que je me considère avant tout comme un passionné de culture africaine, bien plus qu’un écrivain.

C’est avec ce mélange d’enthousiasme et d’anxiété que j’attendais ma participation à la 5ᵉ édition du Salon du Livre Africain de Paris, où j’étais présent en tant qu’auteur indépendant pour exposer et dédicacer mon ouvrage, Jeux Traditionnels Ouest-Africains – Héritage Ludique Pour Tous • Tome 1.

Un changement de dernière minute

Le Salon du Livre Africain de Paris est aujourd’hui le plus grand événement européen dédié à la littérature africaine et afrodescendante. Chaque année, il rassemble près de 150 éditeurs et plus de 400 auteurs venus d’Afrique, d’Europe, des Amériques et des Caraïbes. Pour cette 5ᵉ édition, le salon devait initialement se tenir pendant trois jours, du 20 au 22 mars 2026, à l’Espace des Blancs Manteaux, dans le 4ᵉ arrondissement de Paris. Mais à moins d’un mois du lancement, un imprévu est venu bouleverser l’organisation : le lieu a été réquisitionné dans le cadre du Plan Grand Froid afin d’accueillir des personnes sans abri.

Face à cette situation, les organisateurs ont dû faire preuve d’une grande capacité d’adaptation. Le salon a finalement été maintenu dans un nouvel espace, le Réfectoire des Cordeliers, avec une durée réduite de trois à deux jours, les 21 et 22 mars 2026.

Pour les auteurs indépendants comme moi, une autre conséquence est apparue : le temps de dédicace est passé de deux heures à une heure seulement.

Sur le papier, cela pouvait sembler être un coup dur. Et pourtant…

Une affluence bien au-delà des attentes

affluence salon africain 2026

Dès les premières heures du salon, une autre réalité s’est imposée : le public était au rendez-vous.

Une longue file d’attente s’est rapidement formée à l’entrée. Certains visiteurs attendaient entre 25 et 40 minutes avant de pouvoir accéder au salon. Les entrées étaient régulées pour éviter la saturation.

Au départ, je pensais que ces restrictions risquaient de décourager les visiteurs. Puis je suis entré.

Les allées étaient pleines. L’énergie était palpable. Pendant les deux jours, le salon a accueilli un public nombreux, passionné et curieux.

Les changements de dernière minute n’ont finalement pas freiné l’événement. Au contraire, cette 5ème édition s’est révélée être un véritable succès.

Être auteur, rencontrer ses lecteurs

dedicace salon africain 2026

Pour moi, cette expérience avait une dimension particulière : c’était ma première participation au salon en tant qu’auteur exposant. L’appréhension que je ressentais a disparu presque immédiatement face à l’ambiance qui régnait sur place.

Il existe quelque chose d’unique dans le fait de rencontrer ses lecteurs, de présenter son travail, de signer un livre et d’échanger quelques mots. Ce ne sont pas seulement des ventes. Ce sont des rencontres. Des conversations. Des curiosités partagées autour d’un sujet commun.

Au fil des échanges, j’ai pu parler de mon univers, de mon travail, mais surtout de ce qui m’anime profondément : la transmission culturelle.

J’ai échangé avec des lecteurs déjà sensibles à ces sujets, mais aussi avec des personnes découvrant pour la première fois les jeux traditionnels ouest-africains.

Naturellement, les discussions ont dépassé le cadre du livre.

Elles se sont ouvertes vers d’autres formes de transmission : les jeux, la culture vivante et les événements à venir.

J’ai notamment eu l’occasion d’inviter certaines personnes aux prochaines journées de jeux traditionnels ouest-africains 2026 à Paris, organisées par AfroLoisirs, pour prolonger cette découverte de la culture à travers la pratique et les rencontres.

👉 Découvrez les prochaines Journées de Jeux Traditionnels Ouest-Africains organisées par AfroLoisirs.

Une énergie collective autour de la culture africaine

Au-delà de mon expérience personnelle, ce qui m’a marqué est l’énergie collective présente tout au long du salon : Les auteurs étaient accessibles, les lecteurs étaient engagés et les échanges étaient sincères.

Malgré les contraintes, le salon n’a rien perdu de son intensité. En repartant, je ne pensais plus au changement de lieu ni à la réduction du temps de dédicace. Je pensais aux échanges. À ces moments où un livre devient une conversation.

Et à cette évidence : La culture vit avant tout grâce à celles et ceux qui la transmettent, la partagent et la font découvrir aux autres.

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